Comprendre le numérique pour pouvoir le critiquer et le transformer

Bonjour, je m’appelle Louis Derrac. Je suis un acteur engagé de l’éducation au numérique, artisan d’un numérique acceptable.

Bienvenue sur ce site qui constitue la colonne vertébrale de ma présence web. Voici ce qui m'occupe en ce moment. Si vous voulez me découvrir au travers de mes articles et explorations, vous pouvez accéder à cette page pour commencer. Bonne visite !

L'indépendant et les réseaux sociaux

Depuis quelques temps maintenant, je m'interroge sur ma présence sur les réseaux sociaux. Je suis même tiraillé entre plusieurs injonctions contradictoires, que je vais essayer…

Apple et la convialité

Dans ma dégafamisation personnelle, je n'ai eu aucun mal à quitter Facebook. Je n'ai jamais vraiment utilisé les suites de Microsoft. J'ai un peu peiné,…

2022 : l'année de raison pour le numérique ?

Chers lecteurs, tous mes vœux pour cette année 2022. Que vos projets personnels et professionnels vous remplissent de joie, des plus simples aux plus fous, des plus personnels aux plus collectifs, des plus routiniers aux plus exceptionnels.

Franchement, ce début d'année 2022 ne nous laisse pas beaucoup de raison de nous réjouir... La pandémie n'en finit pas et continue de créer ou amplifier des blessures multiples dans la société. Le monde est sous tension politique et géopolitique, cristallisée par la confrontation USA-Chine. Et la campagne présidentielle s'élance avec une obsession de l'identité, de la sécurité, de l'immigration. Rien ou si peu sur l'urgence climatique et environnementale, la justice sociale. Rien qui nous permette de comparer et discuter des imaginaires et des projets de société.

Bref, c'est un peu déprimant, alors j'ai décidé de tenter des vœux optimistes et autoréalisateurs. Je me dis qu'en contribuant à les véhiculer, je contribuerai un peu à leur donner corps. Je formule donc le vœu que 2022 soit l'année de raison pour le numérique. Cette année, écoutons les nombreux signaux qui nous invitent à tempérer notre hubris technologique, prioriser nos besoins numériques, explorer des alternatives numériques face aux modèles dominants, et continuer d'élever le niveau de nos discussions.

« Internet, année zéro » : pour une réappropriation démocratique d'Internet et une troisième voie

En finissant ma lecture de l'ouvrage, Internet, année zéro, je me suis demandé comment classer cet objet littéraire. Trop bien écrit, trop raconté pour rentrer dans les codes de l’ouvrage scientifique. Trop complexe, trop sourcé, pour prétendre à une diffusion grand public. Et enfin, trop peu revendicatif politiquement pour rentrer dans la grande famille des essais.

Alors comment classer l’ouvrage ? J’ai cherché qui était Jonathan Bourguignon… sur Internet (évidemment), et je n’ai pas trouvé grand-chose. Si ce n’est que Internet, année zéro est son premier livre, et que, comme l’indique le site de son éditeur, « ses expériences artistiques et entrepreneuriales l’ont amené à manier différents langages, qu’il s’agisse de programmation, d’économie ou de littérature, à confronter les points de vue et les échelles d’analyse ». Sur un entretien donné au média Lundi Matin, Jonathan se présente lui-même très succinctement, en s’en tenant à son expérience du milieu startup et de « plusieurs écosystèmes ».

Difficile d’en savoir plus donc, mais il semblerait que le livre de Jonathan Bourguignon soit à l’image de son auteur : pluriel et insaisissable. Disons-le d’emblée, Internet, année zéro m’a interpellé. Pas tant sur les faits retracés, pour la plupart connus des afficionados des technologies numériques, que sur le raisonnement déployé par l’auteur tout au long de son ouvrage. J'en ai apprécié la lecture, et je vous en parle dans cet article.