L’indépendant et les réseaux sociaux

Depuis quelques temps maintenant, je m’interroge sur ma présence sur les réseaux sociaux. Je suis même tiraillé entre plusieurs injonctions contradictoires, que je vais essayer de partager avec vous dans ce court article. Il tombe à point nommé dans l’actualité, puisqu’à l’heure où j’écris, Elon Musk est en train d’essayer de racheter la totalité de Twitter.

Lire la suite

Contenus sous licence CC BY SA : KÉSAKO ?

L’ensemble de ce site est sous licence Creative Commons (Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions), à l’exception des documents que je partage mais dont je ne suis pas l’auteur, et de certaines images non libres de droits.

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que vous pouvez reprendre tout les contenus que je mets à dispositions, à condition de me citer comme l’auteur initial et de partager à nouveau dans les mêmes conditions les créations que vous produirez vous-même à partir de mes contenus.

Je voudrais insister sur trois aspects :

  1. Cette licence ne l’impose pas (et ce serait difficile d’ailleurs), mais il est très appréciable de savoir quand mon contenu est utile et repris. Je vous remercie d’avance de prendre le temps de me faire un petit coucou quand c’est le cas.
  2. Il est également important de comprendre que si je mets mon travail au pot commun du partage de l’information et de la connaissance, c’est pour que cette information et cette connaissance circulent. J’insiste donc sur le caractère « SA » (SA pour Share alike ou partage dans les mêmes conditions) de la licence : si vous reprenez mon travail, alors votre propre création reprise de la mienne (avec votre amélioration, vos changements, vos adaptations) devra être diffusée sous la même licence CC BY SA. D’ailleurs si vous souhaitez que je la diffuse sur ce site, c’est tout à fait envisageable et même encouragé. Même si vous ne souhaitez pas diffuser largement votre travail, je serai ravi de le recevoir car cela pourra m’aider à améliorer mes propres contenus. C’est aussi ça le sens des licences libres !
  3. Dans certains cas, cela vous prendra plus de temps d’adapter vous-même mon travail à votre situation. C’est peut-être le moment de me contacter, et de me présenter votre projet car je suis un consultant indépendant et je suis toujours à la recherche de jolies missions pleines de sens et d’intérêt !

Merci pour votre lecture !

Le freelance, le privilégié et le covid

Cela fait un petit moment que je ne suis pas revenu sur mon activité indépendante1. Un an et demi en fait.

J’avais l’impression d’avoir fait un peu le tour de la question : ce que ça voulait dire d’être freelance, quels étaient les outils utiles, les différences entre freelance et salarié (un article qui étonnamment ramène un trafic substantiel sur ce site). J’ai aussi écrit sur deux sujets qui me tenaient à coeur, le syndrome de l’imposteur (dont je suis atteint comme 60% des gens), et les conflits d’intérêts.

Bref, je pensais que le sujet était à peu près clos, et qu’à la rigueur je publierais de temps en temps des petits bilans. Mais ça, c’était avant le COVID 🙂

Si la vie d’un indépendant n’est déjà pas un long fleuve tranquille, la crise actuelle du covid-19 a eu l’effet d’une violente crue, abimant tout sur son passage. Déjà précaires pour la plupart2, les freelances sont particulièrement touchés, quoique très inégalement.

Période de vache maigre pour les freelances

En ce qui me concerne, les projets d’envergure, que mon métier peut m’amener à co-concevoir ou à accompagner, se sont vus reporter sine die. Les nouveaux se font rares. Les conférences et formations, que j’avais commencé à proposer à partir de septembre 2019, complètement à l’arrêt. C’est assez logique. Quand ça va mal, les organisations coupent d’abord là où ça dépasse : les investissements, la communication, les prestations extérieures…

Période de vache maigre pour les freelances donc, même si j’imagine que les chefs de projets web, les intégrateurs WordPress, les webmarketeurs spécialisés dans les TPE ont un boulevard devant eux (ils pourront compter sur les aides de l’états pour « numériser les commerces »3). Ce serait mesquin de ne pas se réjouir pour eux.

Pour les autres, il faut à nouveau prospecter et prospecter, accepter ce qui vient, souvent revoir, ses exigences ou son TJM4, à la baisse.

Double déprime coupable de l’indépendant privilégié

Au-delà de la période qui n’est pas simple économiquement, le freelance est un humain comme tout le monde. Cette période le fait déprimer.

Or ce qui définit le freelance, c’est son indépendance, sa liberté. Ce qui constitue son plus grand trésor les jours de grand beau temps devient sa pire malédiction quand les nuages pointent. Car pour se motiver tous les jours, pour créer et imaginer des projets, pour trouver de nouveaux clients5, le freelance libre et indépendant a besoin d’énergie. De beaucoup d’énergie. Et quand il arrive à cours d’énergie, les choses deviennent difficiles.

Je suis totalement touché par cette double déprime propre au freelance. Déprime d’abord parce que déprime générale. Mais aussi déprime spécifique parce que crainte d’un avenir économique incertain, crainte de ne pas trouver le prochain client, crainte de devoir accepter n’importe quoi, crainte de galérer financièrement6.

Et pourtant, je me sens coupable d’être déprimé, de manquer à ce point d’énergie. Parce que je suis incroyablement privilégié. Je suis confiné dans un appartement chauffé, bien équipé, où je peux me nourrir, me divertir, me cultiver, travailler dans d’excellentes conditions. Si je devais faire une pause dans mon activité d’indépendant, je ne doute pas que je trouverais un métier de remplacement. Et si les choses se compliquaient vraiment pour moi, je pourrais compter sur un, deux, trois, dix parachutes de secours.

Telle est la double déprime coupable de l’indépendant privilégié.

Articles de la série freelance

Photo libre de droit de moi-même sur Unsplash

Les outils d’un indépendant

Je voudrais commencer cet article par un aveu : je suis sans doute un léger phobique administratif. Et je suis vraiment, vraiment content d’avoir créé mon entreprise en 2018.

Pourquoi ? Parce que nous avons aujourd’hui des outils simples à notre disposition, qui facilitent les démarches, les tâches, la gestion globalement. Cela vaut aussi pour l’État qui quoi qu’on le dise, se modernise.

J’ai passé du temps à comparer et choisir les bons outils pour mon activité. Pour tous ceux qui souhaiteraient se lancer en indépendant, voici ceux que j’utilise au quotidien. Ce n’est pas un article de test, je vous liste juste les noms, à vous de voir ensuite si ces outils conviennent à votre activité. En revanche, n’hésitez pas à indiquer vos outils en commentaires ou à réagir sur certains de mes choix !

Cet article sera tenu à jour si je rajoute ou change d’outils.

Lire la suite