Les coulisses de PeerTube (PeerTube, backstage)

Depuis quelques temps, j’essaye de comprendre ce qui fonde une alternative numérique1, et je contribue à ma modeste échelle à les populariser, à faire comprendre leur importance au grand public.

PeerTube, ou Mobilizon, deux magnifiques projets portés par Framasoft, sont très représentatifs de ce que peut être, de ce que doit être une alternative numérique. Voici donc une vidéo sur laquelle je suis tombée, les coulisses de PeerTube, et je trouve que c’est une très belle portée d’entrée pour (re)découvrir PeerTube.

PeerTube c’est par ici !

illustration à la une CC-By David Revoy (sources)

Visioconférence introductive à la culture numérique pour la Médiathèque départementale du Nord

J’ai eu le plaisir de donner une visioconférence pour la Médiathèque départementale du Nord. Comme d’habitude, cette intervention dispose de sa page dédiée où je laisse à disposition mon document de présentation et des ressources en CC BY SA.

La Médiathèque départementale du Nord a quant à elle publié les vidéos sur Youtube, donc les voici. Si ce genre d’intervention vous intéresse (chacune est unique), n’hésitez pas à me contacter.

Merci à la Médiathèque départementale du Nord pour sa confiance et pour ce partage de vidéos !

Photo à la une de Kelvin Magtalas sur Unsplash

Un dictionnaire gratuit pour Android, basé sur Wiktionnaire

Chouette trouvaille du soir sur mon Fairphone. Je cherchais un remplacement à Antidote, le dictionnaire / correcteur que j’utilisais jusqu’à maintenant, mais qui n’est plus maintenu sur Linux, et pas dispo sur Android.

Je n’ai pas encore trouvé de solution géniale pour Linux, mais pour le Fairphone j’ai trouvé un dictionnaire gratuit basé sur Wiktionnaire.

Vous trouverez ça sur le site officiel.

Aurélien Barreau – La catastrophe environnementale n’est pas un problème technique et n’aura pas de solution technique

À partir de 15 minutes 22 dans l’émission La Terre au carré – émission du 9 mai 2022 :

On parle beaucoup de sauver le climat , ce qui est plutôt une bonne chose, je suis tout à fait convaincu qu’il y a un problème climatique. Mais finalement sauver le climat, on s’en fiche un peu. Moi le climat ça ne m’intéresse pas ce qui compte c’est la vie. Or quand on regarde un petit peu les conditions nécessaires pour l’existence et la pérennité de la vie sur terre, elles ont récemment listées par un institut suédois. Donc on voit qu’aujourd’hui on a des problèmes de dépassement des limites planétaires, en ce qui concerne la stérilisation des sols, la chute de biodiversité, l’interruption des cycles géochimiques, l’acidification des océans, le dérèglement climatique et effectivement, la perte des espaces de vie. Et donc on voit que le climat ce n’est qu’un problème parmi beaucoup d’autres dans un effondrement qui est multifactoriel. Et donc ça c’est très important de le garder à l’esprit car le pire, je pense, qui nous menace aujourd’hui surtout chez mes compères scientifiques, c’est de supposer que nous avons affaire à un problème technique qui aurait une solution technique. Ce n’est absolument pas le cas.

Aurélien Barreau, astrophysicien, directeur du Centre de Physique Théorique Grenoble-Alpes et ardent défenseur de la planète

S’abonner à des sites ou des blogs grâce au flux RSS

Depuis quelques temps, je vous parle de mon regret de dépendre des réseaux sociaux pour que mes articles parviennent à leurs lecteurs. À ma toute petite échelle je suis victime, comme tous les producteurs de contenus (y compris la presse) de ce qu’on appelle l’infomédiation. C’est à dire que mes lecteurs passent pour la quasi-totalité de leurs visites sur mon site par un intermédiaire. De manière écrasante, cet intermédiaire est Google, Facebook (et Instagram) ou Twitter.

Cette infomédiation présente pourtant plusieurs inconvénients, pour le lecteur comme pour le créateur de contenu. Pour le lecteur, ce sont des algorithmes qui déterminent votre flux d’actualité, et qui classent l’importance des réponses car vous n’avez pas le temps de tout lire. Or ces algorithmes n’ont pas vraiment votre stimulation intellectuelle ou le pluralisme de l’information à cœur. Pour le créateur de contenus, dépendre de ces infomédiaires est également une situation précaire, puisqu’on dépend à nouveau du bon vouloir des algorithmes pour que son article ressorte, fasse le buzz, avec tous les effets que ça peut avoir sur la rédaction, le choix du titre, la longueur de l’article, la profondeur des sujets traités, etc.

Pour ces raisons, il me semble de plus en plus préférable de moins dépendre de ces algorithmes pour accéder à l’information des sites et des blogs qu’on aime. Et la chance que nous avons, c’est que le web permet cela depuis 1999, au travers du format RSS.

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Comment les géants de la tech gagnent leurs milliards

Statista sort une nouvelle infographie qui permet de voir assez finement (à défaut de clairement) comment les 4 « GA(F)AM » gagnent leurs milliards. On notera que Facebook/Meta n’a pas été inclus, ce qui s’explique peut-être parce qu’il n’est pas tout à fait dans les mêmes ordres de grandeur en terme de CA.

Quelques remarques :

  • Il est toujours intéressant de rappeler qu’Apple est un vendeur d’iPhone. 52% de son CA en dépend aujourd’hui. Or le marché des smartphones arrive à saturation d’une part, et d’autre part les énormes implications écologiques de cet objet technologique rentrent (enfin) dans le champ de la connaissance grand public. C’est sans doute pour ça qu’Apple développe autant les services, avec succès puisque cela représente maintenant 19% de son CA selon Statista. Pour le meilleur et pour le pire ? Affaire à suivre.
  • Amazon est bien un acteur du e-commerce : 48% de CA sur les magasins en ligne, 22% de services de vente tiers (en gros ici c’est le fait de mettre à disposition la marketplace d’Amazon à des vendeurs tiers, contre une commission et des frais de gestion). Ce que ce graphique ne montre pas, c’est que AWS, leader du marché du cloud et représentant 13% de CA reste la vache à lait d’Amazon en terme de bénéfices.
  • Chez Google, je suis étonné de la manière dont Statista a présenté les segments. Il précise pub pour Youtube, sans faire de même pour Google Network et Google Search. Quels sont ces 12% d’autres ? Toujours est-il que Google fait toujours plus de 80% de CA en vendant de la publicité. C’est une immense régie publicitaire qui repose sur le capitalisme de surveillance le plus évident.
  • Microsoft est l’acteur historique avec Apple, mais d’une certaine manière, il a à la fois peu et beaucoup changé. Peu changé, car il reste fondamentalement un éditeur de software. Le hardware n’a jamais vraiment marché pour Microsoft, pas plus que les services de divertissement grand public. Beaucoup changé, parce qu’il a misé sur le cloud et le SAAS (software as a service, par exemple avec Office 365), modifié son rapport au logiciel libre, réussi des achats lucratifs (notamment LinkedIn).

Chilowé – S’évader du quotidien n’a jamais été aussi simple

Petite découverte via le dernier Octet vert de Tristan Nitot et en l’occurence grâce à son invitée, Charlène Fleury (merci !). Il s’agit d’un site qui promeut le voyage lent, et c’est précisément ce que je cherche en ce moment.

Inspiration, savoir-faire, matos : tout ce qu’il vous faut pour passer encore plus de temps dehors.

Source: Chilowé – S’évader du quotidien n’a jamais été aussi simple

Pollen – un outil libre et gratuit pour créer vos sondages

Une belle découverte (en pleine formation Animacoop) pour vos associations et autres structures démocratives ! Voici Pollen, une plateforme de sondage libre et gratuite (mais que vous pouvez soutenir, évidemment).

Créez autant de sondages que vous le désirez. Concevez des sondages adaptés à vos besoins grâce aux nombreux modes de scrutins supportés (Condorcet, Borda, Vote alternatif, Coombs, Jugement majoritaire…). Le logiciel est plutôt ergonomique mais attention certains modes de scrutins nécessitent d’être maîtrisés.

Voici un exemple de sondage avec le mode Borda

Et le même sondage en scrutin cumulatif

À noter également l’application Mieux voter, qui se concentre sur la mode de jugement majoritaire.

Via la formation Animacoop

Manifester sur un réseau social c’est comme manifester dans un centre commercial

Dans la dernière émission du meilleur des mondes sur le web3, la sociologue et cyberféministe Spideralex a proposé une comparaison que j’ai trouvée très intéressante entre le fait de manifester sur un réseau social (privé/centralisé) et celui de manifester dans un centre commercial.

Je la cite, en reformulant un petit peu :

C’est possible, bien sûr, on peut visibiliser une lutte, mais on n’est pas en contrôle de l’espace dans lequel on est. On n’est pas chez soi, on est chez un autre. Il nous tolère, on ne sait pas comment il va réagir, quand et comment les vigiles vont intervenir, quand il faudra partir, qu’est-ce qu’il se passe avec les caméra qui surveillent les manifestants.

Spiralex, sociologue, docteure en économie sociale et co-fondatrice du collectif cyberféministe Donestech

Photo de Mélodie Descoubes sur Unsplash

Sur Internet, personne ne sait que tu es un chien

Souvenirs. C’était en 1993, en pleine période d’utopie d’Internet. Les débuts du web. Sur Internet, tu pouvais être qui tu voulais, ce que tu voulais. Un homme, une femme. Une grande baraque, un petit chétif. Noir, blanc, rouge, jaune. Peu importait ton diplôme, ce qui importait c’était tes actes.

Bon bien sûr, c’est la théorie, en pratique c’était beaucoup plus compliqué (Internet et le web ont été conçus par des hommes blancs surdiplômés). Mais à l’époque, sur Internet, personne ne savait que tu étais un chien, il y avait une certaine liberté dans l’anonymat, à minima le pseudonymat. Avec le capitalisme de surveillance et la surveillance de masse par les états, les temps ont bien changé, comme l’illustrent les deux reprises ci-dessous…

Via la dernière émission Le meilleur des mondes autour du web3.