Encourager la sérendipité et la curiosité – mise en pratique sur mon site

Je l’avais écrit dans un article1 : je crois que pour revenir aux promesses initiales d’Internet et du web, il nous faut être (beaucoup) plus curieux.

La sérendipité, selon Merton, consiste dans « la découverte par chance ou sagacité de résultats que l’on ne cherchait pas ». C’est joliment dit, je trouve. À la recherche rapide d’une réponse à sa question, la navigation sur le web (notez la sémantique du voyage maritime !) consisterait plutôt en une exploration.

Je promeus donc systématiquement dans mes interventions ces deux qualités : sérendipité et curiosité. Les applications concrètes se trouvent par milliers : faire ses recherches sur plusieurs moteurs de recherche. Dépasser les 3 premiers résultats proposés (60% des internautes cliquent sur ces 3 premiers résultats). Chercher autrement, par « sauts de clics » par exemple sur Wikipedia. Une fois sur un site web, se renseigner sur l’auteur, sur d’autres sites qu’il recommande. Pour sa musique, varier les sources entre streaming, radio, conseils d’amis, etc.

Il y a des tonnes d’applications. Et voici quelques petites choses que j’ai mises en place sur ce site.

Une invitation à chaque fin d’article

J’ai écrit deux paragraphes qui s’affichent en fin de chaque article et pages. Il s’agit d’un remerciement (de me lire) et d’une invitation.

Invitations à découvrir un peu qui je suis, et d’accéder à des articles. C’est le sens d’une page dédiée, Pour commencer. Et ensuite, en plein dans la sérendipité, une proposition de recherche, et même d’exploration, via un lien qui renvoie vers un article au hasard.

Le deuxième paragraphe invite quant à lui à me suivre, sans dépendre d’un réseau social, au travers d’un flux RSS et d’une newsletter.

J’utilise pour tout cela trois extensions WordPress : Insert Blocks Before or After Posts Content, Search & Filter et Redirect URL to Post.

Une barre latérale pour explorer

La barre latérale de mon site est (bien) garnie. J’oscille entre des phases minimalistes où j’ai envie de tout virer, et des phases de sérendipité, où j’ai envie au contraire de multiplier les propositions. Un peu comme le marchand qui voudrait présenter un étalage le plus riche et chatoyant possible.

Cette barre latérale est donc à nouveau une invitation à découvrir qui je suis, au travers du bloc À propos et d’une page dédiée. À accéder à quelques liens : la fameuse page Pour commencer, l’outil de recherche, et mon formulaire de contact. Et ensuite ? Encore des liens (le web, ce sont des liens !) : le flux RSS, la newsletter, mes comptes Mastodon, Twitter, LinkedIn, ma veille partagée. Et bien sûr, la base de la sérendipité du web à l’ancienne : ma recommandation (totalement subjective et personnelle) de sites et de blogs.

Le reste de la barre latérale consiste à détailler mes prestations et donc naviguer à l’intérieur de mon site, et à présenter deux associations qui me sont chères : Le Mouton numérique et Resnumerica. Encore des liens, et une invitation à explorer.

Et ailleurs : ressources, interventions, articles, etc.

Depuis 4 ans, j’accumule des ressources que j’espère utiles dans une page dédiée, accompagnée de sous-pages thématiques. J’y ai par exemple regroupé une curation de ressources autour de la culture numérique. Ou encore des ressources pour découvrir des alternatives numériques. Chacune de ces pages fonctionne comme une poupée russe. Des liens, qui amènent à d’autres liens.

Lorsque je fais des interventions, je communique systématiquement une page dédiée (exemple), avec l’accès en CC BY au support que j’ai utilisé, mais aussi des ressources pour aller plus loin. D’ailleurs, j’introduis et je conclus systématiquement mes interventions en vantant les vertus de la curiosité et de la sérendipité. C’est un peu mon « stay hungry, stay foolish » à moi.

De la même manière, j’ai tendance à multiplier les liens sortants dans mes articles, pour permettre aux curieux d’aller plus loin, tout en partant du principe que tous ne le feront pas. Encore des liens.

Un site où l’on se perd ?

Avec tout ça, je pense qu’il y a de quoi se perdre longtemps dans mon site. Je suis assez conscient que cela en fait un site exigeant, et même peu performant sur le plan marketing, qui exige une information claire et de gros boutons de conversion.

Néanmoins, j’ai l’impression d’être cohérent, et ça n’a pas de prix. Et vous, qu’en pensez-vous ?


Bonjour, et merci de me lire ! Vous êtes nouveau sur ce site ? Voici une 😀 page pour commencer. Si vous cherchez quelque chose de précis, n’hésitez pas à faire une 🔍 recherche. Vous pouvez autrement vous laisser guider par les 🔗 hyperliens et vous perdre un peu, c’est bien aussi.

Si vous souhaitez me suivre sans dépendre d’un rézosocial quelconque, le mieux est de suivre le 📰 flux RSS, ou de vous abonner à ma 📩 newsletter. Enfin, si vous êtes un lecteur régulier (ou pas) et que ce site vous est utile, vous pouvez ❤️ me soutenir. Bonne exploration.

Notes de bas de page

  1. Pour revenir à l’esprit du web, soyons (beaucoup) plus curieux !

2 réflexions au sujet de “Encourager la sérendipité et la curiosité – mise en pratique sur mon site”

  1. Tout à fait d’accord, sur cet article comme sur beaucoup d’autres.
    Bravo pour cette facilité pédagogique, cette veille et cette ouverture … pour nous permettre à nous aussi de nous évader vers d’autres informations, d’autres savoirs, que nous ne soupçonnions pas. Là par exemple je suis tombé sur ton article de fin septembre sur les « Métavers Responsables » (hein ?) … et ça me permet de renvoyer sur une récente « mission exploratoire de l’Etat » sur l’étude d’opportunité des mondes virtuels : https://www.vie-publique.fr/rapport/286878-mission-exploratoire-sur-les-metavers

    Où l’on parle de « promesse technologique » et d « investissements industriels massifs » qui questionnent. Encore le techno-solutionnisme avant le monde réel. La Terre va un jour se rebeller 🙂

    Répondre
    • Sur la première partie, merci beaucoup 🙂 🙂

      Sur le métavers, j’ai vu passer cette « mission exploratoire » et à vous lire, on ne semble toujours pas être sorti de cette sortie d’ébahissement vis-à-vis d’une vision de l’innovation made in Silicon Valley. Je tenterai de lire ça, même en diagonale. Et effectivement, il semble inéluctable que la Terre finisse par se rebeller, d’une manière ou d’une autre. Personnellement je pense que ce sont les minerais qui viendront à manquer en premier.

      Bonne soirée !

      Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.