Être freelance, ça veut dire quoi ?

Être freelance, ça veut dire quoi ?

Qu’est-ce qu’un freelance ?

En général, je déteste les anglicismes, mais force est de constater que tout le monde parle de freelances, et beaucoup moins de travailleurs indépendants. En plus freelance tient en un seul mot, c’est pratique… Tant pis, à partir de maintenant, j’utiliserai aussi l’intitulé français (petite définition du chauvinisme).

Le travailleur indépendant donc, est une personne qui travaille en général seule et sans autre patron (au sens de la hiérarchie et du rapport de subordination) qu’elle-même. D’accord, mais concrètement ça veut dire quoi ? Cela veut dire que le travailleur indépendant n’a plus de patron à qui il doit des comptes en échange de son salaire, mais des clients à qui il fournit des prestations en échange d’une facturation.

Comment devient-on travailleur indépendant ?

Il y a deux façons en France de devenir travailleur indépendant (si l’on exclue toutes les professions libérales réglementées : médecins, kinésithérapeutes, avocats, etc.) .

L’auto-entrepreneuriat

La méthode la plus connue et la plus simple est de devenir auto-entrepreneur. Un auto-entrepreneur dispose des moyens (un numéro d’identification, le SIRET notamment) de facturer un client, et de déclarer les résultats de son activité indépendante. L’argent gagné par l’auto-entrepreneur est directement transférable sur son compte personnel, et il déclare son chiffre d’affaire en ligne pour payer ses cotisations sociales et ses impôts.

Ce n’est pas le modèle que j’ai choisi, pour plusieurs raisons :

  • Le CA de l’auto-entrepreneur est plafonné à 70 000 euros de chiffre d’affaire par an. Cela parait beaucoup, mais en fait cela peut aller assez vite. Partons par exemple sur un travailleur indépendant qui facture 500 € / jour et qui travaille en moyenne 15 jours / mois sur 12 mois, on atteint déjà 90 000 euros de chiffre d’affaire.
  • Lors du calcul de ses cotisations et de ses impôts, l’auto-entrepreneur ne peut pas déduire de son chiffre d’affaire ses dépenses. Selon certaines activités, cela peut être un mauvais calcul et c’était mon cas.
  • L’auto-entrepreneur ne peut pas récupérer la TVA de ses clients et déduire la TVA de ses achats. C’est toujours un peu compliqué à comprendre, mais disons que lorsqu’on investit dans du matériel informatique par exemple, du mobilier de bureau, cela peut être intéressant d’économiser la TVA.

Ce qui m’amène donc à la deuxième solution pour exercer une activité de travailleur indépendant : créer son entreprise.

La création d’entreprise

Pour exercer une activité d’indépendant sans recourir au statut simplifié mais contraint de l’auto-entrepreneur, il est donc possible de “sauter le pas” et de créer une structure.

Si l’on reste dans un cas où le travailleur indépendant exerce son activité seul, il créera son entreprise en tant qu’actionnaire unique et son entreprise sera dite “unipersonnelle”. Selon les types d’entreprises en France, cela peut donner différentes appellations :

  • Société par action simplifiée (SAS) => Société par action simplifiée unipersonnelle (SASU)
  • Société par action à responsabilité limitée (SARL) => Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

Il existe de très savants guides permettant de choisir le type d’entreprise le plus avantageux entre SAS et SARL. Je dois reconnaître que j’ai eu du mal à me décider. Il semblerait que la SAS soit idéale lorsqu’on a des ambitions pour son entreprise, car elle permet des statuts très flexibles, et que la SARL soit mieux adaptée aux plus petites structures.

Lorsque l’on crée une entreprise pour exercer son activité de travailleur indépendant, on rentre un peu dans la cour des grands, mais cela requiert aussi un peu d’agilité mentale. On crée en effet une structure morale, séparée de sa personne physique, et dont la seule mission a priori va être de facturer des journées de prestation. Lorsqu’on facture un client, l’argent va sur le compte de l’entreprise, pas sur son compte bancaire personnel ! Et les deux seuls moyens de transférer de l’argent depuis l’entreprise vers son compte personnel sont le salaire (dont chargé au niveau patronal et salarial), et les dividendes (imposés à 30%).

Lorsque vous facturez 500 euros / jour, ne vous attendez pas à retrouver cette somme sur votre compte bancaire, ce type de raisonnement ne s’applique plus ! Voici un raisonnement qui vous permettra de mieux comprendre : si ma société facture 15 jours / mois à 500 euros / jour, cela me donne un CA (chiffre d’affaire) de 7500 euros sur un mois. Retirons par exemple 1000 euros de dépenses (déplacements, déjeuners, invitations à diner, etc.). Restent 6500 euros sur le compte de la société. Avec cette somme, vous pouvez vous verser un salaire de 2812 euros net (selon le calculateur de Pole Emploi).

Conclusion

Pour conclure cet article, je suis donc un de ces travailleurs indépendants. Je travaille pour des clients (entreprises, services publics, associations), leur propose des services que je facture à la journée. Ces prestations me permettent de générer un chiffre d’affaire pour ma société. Société qui ensuite pourra me verser un salaire.

En ce qui me concerne, les services que je propose le plus régulièrement sont :

  • De la stratégie marketing ou de communication
  • De la stratégie business développement (mise en place de modèle économique, business plan, etc.)
  • De la gestion de projets liés au monde de l’éducation ou de l’ESS
  • De la formation sur les sujets marketing, transformation numérique, secteur Edtech et autres.

Si vous êtes intéressé à l’idée d’échanger, ou de travailler avec moi, n’hésitez pas à me contacter !

Note : cet article se place dans le cadre d’une série que j’ai commencé à rédiger sur ma nouvelle vie de Freelance. Cette série sera l’occasion pour moi de prendre du recul sur cette nouvelle façon de travailler, de partager mon expérience à ceux qui souhaiteraient se lancer, d’échanger sur certains enjeux intéressants.

Articles de la série :

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